Spie batignolles malet expérimente l’évacuation et l’apport de matériaux par voie fluviale sur le Canal des Deux Mers

10 mars 2020 Communiqué de presse

Spie batignolles malet expérimente l’évacuation et l’apport de matériaux par voie fluviale sur le Canal des Deux Mers


Engagé dans une démarche d’économie circulaire prégnante depuis de nombreuses années, le groupe Spie batignolles multiplie les innovations et nouvelles expérimentations pour aller plus loin dans sa réflexion quotidienne visant à réduire l’impact de son activité sur l’environnement. Au regard du grand nombre de projets d’infrastructures programmés dans la métropole toulousaine au cours de cette nouvelle décennie, Spie batignolles malet s’est lancé dans une démarche de réduction de ses émissions de carbone avec une expérimentation de fret fluvial sur le canal des deux mers qui commence en ce mois de mars.

Avec l’accélération du réchauffement climatique, le transport fluvial est un des leviers d’avenir de l’indispensable transition écologique et énergétique. De par son empreinte environnementale largement inférieure au transport routier, le mode fluvial répond significativement aux impératifs de réduction des émissions carbone et de polluants atmosphériques, pour acheminer marchandises de toute nature et accéder au centre-ville.
Spie batignolles malet pourrait ainsi substituer une partie de son transport routier urbain par un mode de transport doux pour l’évacuation et l’apport des matériaux de ses chantiers.
Une phase de tests d’une dizaine de jours s’organise actuellement depuis le centre-ville de Toulouse, jusqu’au 11 mars prochain, pour expérimenter le recours au transport fluvial depuis le Canal des Deux Mers.
  
Tirer parti des atouts offerts par l’environnement local pour le préserver 
Le Canal des Deux Mers, est le nom donné à la voie navigable formée par le Canal du Midi, reliant Sète à Toulouse, et le Canal latéral à la Garonne, reliant Toulouse à Castets-en-Dorthe, en amont de Bordeaux, l'ensemble permettant ainsi de relier la mer Méditerranée à l'océan Atlantique. 
Il offre des perspectives de transport fluvial particulièrement intéressantes pour les entreprises. 
Dynamisée par une croissance démographique importante, Toulouse Métropole a lancé un vaste plan de développement de son territoire. Plusieurs opérations seront lancées au cours des 10 prochaines années, notamment dans le centre-ville, telles que le déploiement du réseau de transport métropolitain. 
Dans le but de diminuer son empreinte carbone, Spie batignolles malet a décidé d’expérimenter un nouveau mode de transport en s’intéressant aux perspectives offertes par la proximité du Canal. 
« Il s’agit de mener des tests logistiques sur 10 jours. Aucun bilan ne sera tiré avant la finalisation complète de cette expérimentation et l’analyse économique de cette option. », précise Jérôme Martres, directeur du développement commercial de Spie batignolles malet. 
  
Une péniche capable de remplacer le contenu de 5 à 6 camions
L’expérimentation porte sur une analyse à plusieurs enjeux, à la fois techniques, environnementaux et financiers, pour dresser un comparatif précis entre le transport routier versus fret fluvial. 
Le Canal des Deux Mers présentant des sections non homogènes avec des passages d’écluses, il est primordial de tester le cycle de rotation et les conditions de navigation et en particulier, le mouillage sur les voies fluviales empruntées afin de s’assurer du modèle de péniche ou de barge à privilégier, capable de s’accommoder à toutes les configurations relevées lors des tests. 
Les tests sont menés avec péniche de 30 m de long (gabarit correspondant aux écluses du Canal du Midi) qui pourra supporter la charge de 5 à 6 camions correspondant à environ 120 T.
L’expérimentation est menée depuis le 28 février (premier trajet à vide) jusqu’au 11 mars (dernier retour de Castelsarrasin en direction de Toulouse).

« Premier kilomètre propre »
Passer d’un transport routier à un transport fluvial offre de nombreux atouts tels que l’amélioration du bilan carbone et la réduction des nuisances vis-à-vis des usagers, l’allègement du flux routier participant de fait à la préservation de la sécurité routière et la disparition des nuisances liées  à ce mode de transport (pollutions visuelles, sonores, émission de poussières et de CO2, embouteillages : tout type de désordres sur les chaussées occasionnés par un flux continu de camions à charges lourdes). 
La démarche entreprise rejoint les stratégies de logistique urbaine visant des parcours propres lors du dernier kilomètre, celui du centre-ville. Il s’agit ici, à l’inverse, d’appliquer cette politique au premier kilomètre parcouru afin de libérer l’hyper centre-ville de Toulouse des nuisances liées à l’activité produite dans le cadre de ses chantiers.
 
 

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